Daphné se forme à l’Ecole de la Comédie de Reims puis au Théâtre National de Strasbourg. Elle découvre la danse contemporaine à travers le vocabulaire d’Odile Duboc, enseigné par Stéphanie Ganachaud, puis auprès de Loïc Touzé. Diplômée d’un master de philosophie Esthétique de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, elle consacre son mémoire à l’analyse de l’œuvre de Jérôme Bel.
Très tôt, elle débute son parcours professionnel en jouant dans Cancrelat de Sam Holcroft, mis en scène par Jean-Pierre Vincent pour le Festival d’Avignon en 2011, avant de jouer en 2014 dans Les Nègres de Jean Genet, mis en scène par Bob Wilson au Théâtre de l’Odéon. Elle participe par la suite aux créations de Maxime Kurvers, avec Fassbinder-Aubervilliers et Dictionnaire de la Musique au Théâtre de la Commune, et collabore avec le collectif de danse (La) Horde (Cultes, 2019).
On la retrouve dans la dernière création de Séverine Chavrier, Absalon, Absalon !, à partir du roman de William Faulkner. En tant que metteure en scène et en raison de son parcours, Daphné cherche à croiser écriture théâtrale et écriture chorégraphique. Suite à son stage sur la création de Crowd mis en scène par Gisèle Vienne, elle décide de développer son vocabulaire artistique en écrivant ses propres pièces.
Lors de ses deux résidences d’écriture au Watermill Center de New-York, elle achève l'écriture de Lecture Américaine qu’elle co-crée avec Baudouin Woehl au Théâtre de la Cité Internationale à Paris. Maya Deren, leur seconde mise en scène, est créée en mars 2023 au Théâtre de la Cité Internationale (Paris) et remporte le prix Beetween the sea du Festival Teatro Futuro à Palerme.
Son travail d’interprète est également salué par la critique : elle reçoit le Prix de la Révélation théâtrale de l’année pour son rôle dans Absalon, Absalon ! de Séverine Chavrier.
Elle poursuit parallèlement ses collaborations avec des artistes aux écritures scéniques singulières. Elle participe ainsi à Nexus de l’Adoration de Joris Lacoste, ainsi qu’à Reconstitution : le Procès de Bobigny d’Émilie Rousset, deux propositions qui interrogent les formes documentaires et performatives du théâtre contemporain.
En 2026, elle est accueillie en résidence à la Villa Kujoyama, à Kyoto, aux côtés de Baudouin Woehl, pour le développement du projet GOZE/GAZE, poursuivant ainsi sa recherche autour des croisements entre écriture, corps et mémoire.